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Lexique Finance

Risque de change : définition et couverture

Le risque de change est le risque qu'une variation du cours d'une devise modifie la valeur, exprimée dans la monnaie de l'entreprise, de ses flux futurs, de ses créances et dettes ou de ses actifs à l'étranger. Il touche l'exportateur payé en dollars, l'importateur qui achète en yuans comme le groupe qui consolide des filiales hors de la zone euro. La trésorerie le mesure, en couvre une partie et en rend compte à la direction financière.

Trois expositions distinctes

Le risque de transaction porte sur des flux engagés ou hautement probables : une facture client en devise, une commande fournisseur, un dividende versé par une filiale. L'écart entre le cours retenu à la commande et celui du jour du règlement se traduit en gain ou en perte de change au compte de résultat. C'est l'exposition que les trésoriers couvrent en premier, car son montant et son échéance sont connus.

Le risque de conversion apparaît à la consolidation : les capitaux propres d'une filiale étrangère, convertis au cours de clôture, varient avec sa devise, et l'écart s'inscrit en réserves de conversion. Le risque économique, plus diffus, touche la compétitivité elle-même : un concurrent qui produit dans une devise affaiblie gagne des parts de marché, quelle que soit la politique de couverture en place.

Couvrir le risque de change et comptabiliser la couverture

La couverture commence par l'adossement naturel : facturer et acheter dans la même devise, s'endetter dans la monnaie des actifs détenus. Pour le solde, la trésorerie emploie des contrats de change à terme, qui fixent le cours d'une échéance future, des swaps de change et des options, qui protègent contre une évolution défavorable et laissent profiter d'une évolution favorable, en échange d'une prime.

IFRS 9 aligne la comptabilité sur cette gestion. En couverture de flux de trésorerie, la part efficace de la variation de valeur du dérivé passe en autres éléments du résultat global, puis rejoint le résultat en même temps que le flux couvert. La couverture d'un investissement net à l'étranger applique la même logique aux capitaux propres d'une filiale. Chaque relation de couverture se documente dès sa mise en place.

Qui gère le risque de change

Le trésorier recense les expositions remontées par les filiales, propose la politique de couverture et traite les opérations avec les banques. Le DAF fait valider cette politique par la direction générale, parfois par le conseil, et en suit le coût. Le contrôleur de gestion isole l'effet de change dans l'analyse des écarts au budget ; le consolideur calcule les écarts de conversion et vérifie la documentation des couvertures à chaque clôture.

Les métiers

Les métiers qui s'en occupent.

Questions fréquentes

Risque de change : vos questions.

Comment calculer une perte de change ?
Une perte de change se calcule en comparant la valeur en euros d'une créance ou d'une dette en devise à deux dates : celle de l'enregistrement de la facture et celle de son règlement. L'écart de cours, multiplié par le montant en devise, donne le résultat de change. Une créance dont la devise baisse face à l'euro produit une perte ; une dette dans la même situation, un gain. À la clôture, les écarts latents s'inscrivent au bilan en écarts de conversion, et une perte latente est provisionnée.
Quelle différence entre contrat à terme et option de change ?
Le contrat de change à terme fixe dès aujourd'hui le cours auquel l'entreprise achètera ou vendra une devise à une date future : il supprime l'incertitude, dans les deux sens. L'option donne le droit, et laisse le choix, d'acheter ou de vendre à un cours garanti ; l'entreprise l'exerce si le marché évolue contre elle et profite du cours du jour dans le cas inverse. Ce droit se paie par une prime, que les tunnels réduisent en combinant l'achat et la vente d'options.
Que contient une politique de couverture de change ?
Une politique de couverture de change est le document, validé par la direction générale, qui encadre la gestion du risque. Elle définit les expositions couvertes (budgétaires, engagées, bilancielles), l'horizon de couverture, la part à couvrir selon l'échéance, les instruments autorisés, les banques contreparties et leurs limites, les délégations de signature et le contenu du reporting. Elle donne aux auditeurs et aux commissaires aux comptes le cadre qui justifie la documentation des couvertures en IFRS 9.

Dans le lexique : Netting, Swap de taux, Risque de taux.

À propos de l'auteur

Bruno Dos Santos

Bruno Dos SantosLinkedIn

Consultant Sourcing chez Entourage Recrutement

Sourceur depuis sept ans sur les métiers financiers et technologiques, Bruno approche les profils qui restent loin des annonces. Il intervient sur les mandats en CDI comme sur les missions freelance.

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