Entourage Recrutement
Cabinet de recrutement Finance : nos conseils

Recruter un Directeur Financier

Le recrutement d'un Directeur Financier est le plus exposé de la fonction finance : c'est un poste unique, tenu par une seule personne, dont la vacance se paie immédiatement en visibilité sur la trésorerie et en retard de reporting. C'est aussi le poste de l'entreprise dont la hiérarchie est la moins à même de vérifier le travail. Cette asymétrie explique presque tout ce qui suit, y compris le fait qu'une erreur de casting se révèle rarement avant le premier arrêté un peu tendu, quand elle coûte déjà cher.

Aussi appelé DAF, CFO, Chief Financial Officer, VP Finance, Head of Finance.

4,9/5 sur 32 avis Google

Sur le marché, 14 annonces ouvertes pour ce poste

Ce poste relève de notre cabinet de recrutement DAF

Ce que nous observons

Pourquoi un recrutement de DAF échoue.

  • La boucle d'évaluation manque d'un regard financier

    C'est le point aveugle le plus fréquent, et le moins avoué. Le dirigeant est rarement financier, le DRH est démuni face à une consolidation, un covenant bancaire ou un traitement de reconnaissance du revenu, et l'expert-comptable reste hors de la boucle. Faute de pouvoir juger la compétence, on juge ce qui reste : l'aisance. Le candidat qui rassure passe devant celui qui aurait tenu le poste, et l'écart reste invisible au premier mois comme au troisième : il se voit quand une banque pose une question précise, ou quand un arrêté résiste. La mise en situation chiffrée est utile et nous la recommandons, mais elle reste insuffisante à elle seule : un bon candidat comme un candidat moyen produisent tous deux une analyse propre à partir de chiffres qu'on leur a donnés, et l'exercice départage surtout sur la présentation. Ce qui manque, c'est quelqu'un capable de contredire techniquement le candidat : votre commissaire aux comptes, un DAF extérieur, un administrateur au profil financier. Nous proposons d'ajouter ce regard au processus, avec un objet précis à sonder : la dernière clôture, le calcul du covenant, la prévision de trésorerie. Une heure y suffit.

  • On recrute un DAF pour un problème qui relève d'autres directions

    Reporting en retard, trésorerie illisible, marges qui s'érodent : les symptômes sont financiers, la cause l'est rarement. Un reporting qui sort tard tient souvent à des commandes mal fermées côté commercial, à une production qui ignore ce qu'elle coûte, ou à un dirigeant qui tarde à trancher et laisse les arbitrages remonter deux fois. Le DAF arrive avec un mandat qui suppose de corriger ce qui appartient à d'autres, privé d'autorité sur les directions concernées, et part au bout d'un an. C'est une erreur de diagnostic plus qu'une erreur de casting, et elle se détecte avant de sourcer, avec une question que nous posons au cadrage : qui d'autre, dans l'entreprise, devra changer sa façon de travailler pour que l'objectif soit atteint ? Si la réponse est « personne, c'est un sujet finance », le diagnostic reste à faire. Nous formalisons avec vous les trois changements attendus hors de la direction financière, et nous les disons au candidat. Ceux qui restent après cette phrase sont ceux qui savent conduire un changement placé hors de leur autorité.

  • Le vrai motif de départ du prédécesseur est tu

    « Il est parti pour un projet personnel » recouvre le plus souvent un désaccord sur la gouvernance, sur l'accès à l'information ou sur le périmètre réel. Le milieu financier d'une ville ou d'un secteur est petit : un DAF qui envisage sérieusement votre poste appellera quelqu'un qui a connu le précédent, et il saura avant de signer. Il gardera l'information pour lui. Il se retirera poliment, invoquera un autre processus, et vous conclurez que le marché est tendu. Le signal le plus sûr tient d'ailleurs moins au motif qu'à la répétition : si deux titulaires sont partis en trois ans, le problème est le poste plutôt que les personnes, et le sourcing, quel qu'il soit, le laissera entier. Nous convenons avec vous de donner le motif réel dès le premier entretien, avec ce qui a changé depuis : un rattachement modifié, un périmètre clarifié, un actionnaire sorti. Cela élimine les candidats fragiles, qui reculent, et convainc les autres, pour qui la franchise sur ce point est le premier indice que le reste du discours est vrai.

  • Le poste est vendu stratégique et il est opérationnel

    Beaucoup d'annonces promettent l'arbitrage, le financement, le comité de direction ; et le quotidien se révèle fait de clôtures, de relances clients et de tableaux refaits à la main. Le décalage entre le pitch et la réalité est la première cause de départ à douze mois, bien avant la rémunération. La bonne foi est pourtant presque toujours là : le dirigeant décrit le poste tel qu'il existera une fois que quelqu'un l'aura construit. Le poste stratégique est la destination, le poste opérationnel est le point de départ, et la durée de la première phase reste tue, souvent parce qu'elle est inconnue de tous. Nous annonçons donc la proportion au candidat, en ordre de grandeur assumé : la part d'opérationnel de la première année, et ce qui doit exister pour que cela bascule (un contrôleur de gestion recruté, une clôture ramenée sous trois semaines, un ERP stabilisé). Un candidat sérieux accepte une première année opérationnelle quand elle lui est annoncée ; il part quand il la découvre en poste.

  • On confond un DAF de structuration et un DAF de croissance

    Créer les process de zéro, recruter l'équipe, fiabiliser un reporting faux depuis l'origine : c'est un autre métier que piloter une direction financière en place vers une levée, une acquisition ou une cession, et ce sont d'autres personnes. Le premier accepte de mettre les mains dans un système en désordre et d'avancer avant même d'avoir une équipe ; le second travaille à travers une équipe existante et passe une part de son temps hors de l'entreprise, avec des banquiers, des investisseurs, des conseils. Quand le besoin reste ouvert au moment de sourcer, on rencontre les deux et on retient le plus rassurant, c'est-à-dire presque toujours le second, qui présente mieux parce que son métier consiste à présenter. Nous décrivons donc avec vous l'état réel de la direction financière aujourd'hui plutôt que l'ambition : ce qui existe, ce qui manque, ce qui existe mais fonctionne mal. C'est cette description, bien plus que l'intitulé du poste, qui désigne le bon profil.

  • On évalue la technique en oubliant la capacité à refuser

    Un DAF passe une part importante de son temps à refuser : un investissement mal ficelé, un recrutement hors budget, un délai de paiement accordé au client qui pèse déjà sur la trésorerie, une optimisation trop créative. C'est la compétence la plus décisive du poste et la moins testée en entretien, parce que la tester est inconfortable. Demander à un candidat de raconter un moment où il a bloqué son propre dirigeant oblige l'entretien à parler de conflit, et la plupart des processus l'évitent poliment. Or celui qui l'a vraiment fait le raconte sobrement, avec la décision, le coût, et la suite. Nous posons donc les trois questions ensemble : ce que le candidat a refusé, ce que cela lui a coûté, et s'il le referait. Puis nous vérifions en prise de références auprès de la personne qui a été bloquée plutôt qu'auprès de celle qui le recommande. Un DAF brillant techniquement mais incapable de tenir un désaccord laisse l'entreprise exposée, alors que cette protection est au cœur du poste.

  • On lance la recherche au mauvais moment de l'année

    Les DAF en poste bougent après le versement de leur variable et une fois la clôture annuelle passée. Ouvrir une recherche en pleine période d'arrêté, c'est s'adresser à un vivier partiellement fermé, recevoir moins de retours, et conclure à tort que les bons profils manquent ou que la fourchette est trop basse. À ce premier calendrier s'en ajoute un second, presque toujours oublié : le préavis. Un DAF en poste doit trois mois, souvent davantage, et l'en dispenser reste au seul choix de son employeur, peu enclin à le faire s'il part au mauvais moment. Une entreprise qui ouvre sa recherche en septembre pour une arrivée en janvier a compté à partir de l'ouverture, plutôt qu'à rebours de l'échéance. Nous partons de la date à laquelle vous avez besoin de la personne, nous retranchons le préavis, puis la durée du processus : le calcul dit si la recherche est déjà en retard. Quand elle l'est, plutôt que d'accélérer les entretiens, nous proposons un management de transition pour tenir l'échéance, et derrière, un recrutement mené posément.

Avant de chercher

Ce que nous cadrons avec vous.

Le brief conditionne tout le reste. Un cadrage approximatif se paie en candidatures hors sujet et en semaines perdues. Si votre fiche de poste est déjà écrite, le diagnostic de recrutement la relit et la situe face au marché et à nos grilles.

  • La finalité à dix-huit mois

    Ce que la direction financière doit avoir accompli quand on refera le point. Une levée sécurisée, une clôture ramenée de six à trois semaines, une équipe recrutée, une cession préparée : la formulation du besoin, le niveau du profil et la fourchette changent entièrement selon la réponse.

  • Le périmètre réel, et ce qui reste dehors

    Taille d'équipe encadrée, existence éventuelle d'un contrôle de gestion, périmètre juridique, RH ou SI rattaché, présence d'un fonds au capital, ce que garde l'expert-comptable externe. C'est ce qui détermine le niveau du poste, et ce qui reste dehors se découvre autrement une fois la personne en poste.

  • Le mode de décision du dirigeant

    Qui tranche, sur quoi, à quel rythme, et ce qui remonte encore alors que cela devrait se régler plus bas. Nous le qualifions explicitement, parce que c'est le premier facteur d'échec à six mois, et parce que c'est aussi la question que posent les meilleurs candidats, souvent en dernier, quand ils ont décidé de s'intéresser au poste.

  • Les trois critères éliminatoires

    Trois, et trois seulement, formalisés dans une scorecard partagée avant le premier entretien, sur lesquels chaque candidature est évaluée de la même façon. C'est ce qui rend les débriefs comparables, évite l'arbitrage à l'intuition, et empêche les critères de se durcir en cours de route à mesure que l'on rencontre des profils.

Lecture de marché

Ce que dit le marché aujourd'hui.

Fourchettes issues de notre baromètre des salaires, en brut annuel, pour la France.

Le marché du DAF est un marché de contre-offre. Un candidat en processus est très souvent retenu par son employeur dès qu'il annonce son départ, et le poste qu'il quittait devient soudain celui qu'on lui promettait. Un recrutement qui néglige ce moment se termine régulièrement sur un poste resté vacant, après des mois de travail. Nous préparons ce moment tôt : nous faisons dire au candidat, avant l'offre, ce que son employeur pourrait lui proposer et ce qui le ferait rester.

Les fourchettes du baromètre vont de 80 000 à 110 000 € pour un DAF de PME sous 50 M€ de chiffre d'affaires, avec un variable de 10 à 15 % ; de 110 000 à 180 000 € pour un DAF d'ETI entre 50 et 500 M€, avec un variable de 15 à 25 % et de l'intéressement ; et de 180 000 à 300 000 € et au-delà pour un CFO de grand groupe ou de scale-up internationale, souvent assorti d'equity ou de BSPCE. À l'intérieur d'une fourchette, l'écart tient à la complexité du périmètre (international, multi-entités, dette structurée, actionnariat exigeant) bien davantage qu'à l'ancienneté.

La tension est concentrée sur un croisement précis : les profils capables de tenir à la fois la technique comptable et le dialogue avec les investisseurs ou les banques. Peu de parcours construisent ce couple. Ceux qui viennent de l'audit ou de l'expertise comptable ont la technique et découvrent la négociation ; ceux qui viennent du conseil ou de la banque ont l'inverse. Le croisement s'obtient par un aller-retour entre les deux mondes, et il se paie.

Le management de transition sert bien au-delà de l'urgence. Il y répond en cas de vacance soudaine ou de clôture à sécuriser, mais il sert aussi à recruter posément quand le préavis d'un candidat dépasse l'échéance à tenir, et à traiter un besoin borné : préparation d'une cession, mise en place d'un reporting, redressement d'une trésorerie. Les premiers profils sont présentés sous 48 heures.

  • DAF de PME (< 50 M€ de CA)80-110 k€
  • DAF d'ETI (50-500 M€)110-180 k€
  • CFO de grand groupe ou scale-up internationale180-300 k€+

Sur le marché, 14 annonces sont ouvertes en ce moment pour ce poste, relevées chaque matin : c'est la concurrence que votre offre rencontrera. Voir les annonces du marché

Baromètre Entourage · Édition 2027

Les grilles complètes, dans votre boîte.

L'étude 2027 en PDF : 61 métiers Finance et Tech, 228 échelons de rémunération en brut annuel, et pour chaque domaine ce qui fait varier le package (la taille du bilan, l'actionnariat, le périmètre réel). Établie sur nos mandats, plutôt que sur une enquête déclarative.

Pour direction financière : 3 métiers documentés, de 80 k€ à 280 k€. Lire la page du domaine

Recevoir l'étude

Le PDF complet, et ses prochaines mises à jour. Des envois mesurés, désinscription à tout moment.

Questions fréquentes

Ce que les dirigeants nous demandent.

Combien de temps pour recruter un DAF ?
Nous présentons les premiers profils qualifiés sous 10 jours ouvrés en CDI, et sous 48 heures en management de transition. La durée totale dépend ensuite de deux choses : votre processus de décision (les recrutements qui aboutissent le mieux tiennent en trois entretiens sur quatre à six semaines) et le préavis du candidat retenu, qui est de trois mois au moins sur cette fonction. Nous comptons donc à rebours, depuis la date à laquelle vous avez besoin de la personne, plutôt que depuis celle où la recherche s'ouvre.
Combien coûte le recrutement d'un Directeur Financier ?
Nous facturons au succès, et au succès seulement : nos honoraires sont dus à l'acceptation de l'offre par le candidat. Si le candidat renonce finalement au poste, nous remboursons l'intégralité des honoraires versés. Le risque de casting reste chez nous.
Quelle rémunération proposer pour un DAF ?
Le baromètre situe un DAF de PME entre 80 000 et 110 000 €, un DAF d'ETI entre 110 000 et 180 000 €, et un CFO de grand groupe ou de scale-up internationale entre 180 000 et 300 000 € et plus. Nous positionnons l'offre sur la complexité réelle du périmètre plutôt que sur le chiffre d'affaires seul : un DAF de PME avec des filiales étrangères, de la dette bancaire sous covenants et un fonds au capital tient un poste d'ETI, et le marché le paie comme tel.
Faut-il recruter un DAF ou un Responsable Administratif et Financier ?
La question se tranche sur le périmètre et sur la finalité, bien plus que sur la taille de l'entreprise ou le budget disponible. Un RAF pilote l'existant et sécurise la production comptable ; un DAF est attendu sur l'arbitrage, le financement et la structuration. Beaucoup d'entreprises recrutent un DAF pour un besoin de RAF et le perdent en un an, faute de sujets à sa hauteur, ce qui coûte plus cher que d'avoir recruté au bon niveau dès le départ.
Recrutez-vous des DAF en management de transition ?
Oui, avec des premiers profils sous 48 heures. C'est la réponse adaptée à une vacance soudaine, à une clôture à sécuriser, à une phase de transformation bornée dans le temps, et au cas fréquent où le préavis du candidat que vous voulez dépasse l'échéance que vous devez tenir. Enchaîner une mission de transition et un recrutement en CDI est une séquence courante, et souvent la plus sûre.
Qui doit rencontrer le candidat, et combien de fois ?
Trois entretiens suffisent presque toujours, à condition que chacun ait son objet. Le dirigeant juge la relation de travail et le mode de décision ; un opérationnel d'une autre direction juge la capacité à travailler transversalement ; et un tiers capable de contredire techniquement (commissaire aux comptes, administrateur au profil financier, DAF extérieur) juge la compétence, sur un objet précis. C'est ce troisième regard qui manque presque toujours, et c'est celui qui protège le plus.
Intervenez-vous en dehors de Paris ?
Oui, sur toute la France. Le siège est à Paris et une part importante des mandats est francilienne, mais les recrutements en région et à distance font partie de notre activité courante.
Que se passe-t-il si le recrutement échoue ?
Le remboursement est intégral si le candidat renonce au poste. C'est la contrepartie de la facturation au succès : le risque de casting reste chez nous plutôt que chez vous.

À propos de l'auteur

Bruno Dos Santos

Bruno Dos SantosLinkedIn

Consultant Sourcing chez Entourage Recrutement

Sourceur depuis sept ans sur les métiers financiers et technologiques, Bruno approche les profils qui restent loin des annonces. Il intervient sur les mandats en CDI comme sur les missions freelance.

Toute l'équipe

Recruter un DAF

Décrivez le poste, nous cadrons le reste.

Un consultant Finance vous recontacte sous 24 heures ouvrées pour qualifier le mandat et arrêter la stratégie d'approche.