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Cabinet de recrutement Tech : nos conseils

Recruter un BI Analyst ou un Big Data Engineer

Le BI Analyst est l'un des rares postes que deux directions commandent sous le même intitulé, chacune avec une attente différente. Le contrôle de gestion cherche quelqu'un capable de répondre d'un chiffre devant un comité qui le conteste ; une DSI cherche quelqu'un capable de tenir une plateforme et une chaîne de production. Les deux écrivent « BI Analyst », les deux publient à peu près la même annonce, et l'écart se découvre plusieurs mois après l'arrivée. S'y ajoute une particularité de la fonction : sa réussite dépend moins de la compétence recrutée que de ce que l'entreprise a préparé avant l'arrivée (les accès, la donnée réellement disponible, et ce qu'elle est prête à éteindre). Ce sont les points que nous cadrons avec vous avant de chercher.

Aussi appelé Business Intelligence Analyst, BI Developer, Analytics Engineer, Développeur Data, Big Data Engineer, Reporting Analyst, Lead BI.

4,9/5 sur 32 avis Google

Ce poste relève de notre cabinet de recrutement Data

Ce que nous observons

Pourquoi un recrutement de BI analyst échoue.

  • La finance et la DSI recrutent le même intitulé pour deux postes différents

    Le contrôle de gestion attend quelqu'un qui connaisse la mécanique d'une marge, qui sache expliquer pourquoi deux systèmes donnent deux chiffres d'affaires différents, et qui tienne sa conclusion devant un directeur commercial qui la refuse. La DSI attend quelqu'un qui documente ses modèles, dont les requêtes laissent la base debout un jour de clôture, et dont les traitements tournent en laissant dormir l'astreinte. Les deux exigences sont légitimes, chaque candidat penche vers l'une des deux, et elles se rémunèrent différemment. Nous faisons nommer la direction cliente (une seule, celle dont la satisfaction dira dans un an si le poste valait son coût) et nous écrivons les critères de réussite depuis son point de vue ; l'autre garde un droit de veto sur une liste fermée, sécurité, architecture, coût d'infrastructure. Faute de cet arbitrage, l'offre se rédige au plus petit dénominateur commun : elle énumère des outils au lieu de décrire un métier, et les candidats qui savent lire une annonce passent leur chemin.

  • Le poste suppose des accès qui échappent au pouvoir de l'entreprise

    L'annonce décrit un périmètre transverse : l'ERP, le CRM, la paie, l'outil de caisse, la plateforme de vente en ligne. Chaque source appartient à quelqu'un de différent, et plusieurs relèvent d'un tiers : l'éditeur du logiciel métier facture l'accès à sa base, l'hébergeur refuse une lecture directe en production, le prestataire qui a construit l'entrepôt subordonne sa documentation à un avenant. Le nouvel arrivant passe alors ses premiers mois à réclamer des droits, et l'entreprise en conclut qu'il piétine. Nous reprenons avec vous, avant de publier, la liste des systèmes que l'offre cite : pour chacun, qui accorde l'accès, sous quelle forme, sous quel délai, et ce que le contrat autorise réellement. Là où l'accès est bloqué, soit il est débloqué avant l'arrivée, soit nous le disons en entretien. Les candidats expérimentés posent la question d'eux-mêmes, et nous le relevons comme un signal favorable sur un profil.

  • L'indicateur attendu suppose une saisie que chacun délaisse

    Marge par client, coût de revient par commande, taux de service par fournisseur : la direction attend ces chiffres du nouveau poste. Or ils se saisissent avant de se calculer : en amont, par des gens rattachés à d'autres que le titulaire, pour qui mieux remplir un champ est un effort à fonds perdus. Le commercial qui néglige de qualifier son opportunité, l'atelier qui déclare ses temps le vendredi de mémoire, l'acheteur qui impute tout sur un compte unique : cela échappe à tout outil, comme à tout profil. Au cadrage, plutôt que « avec quel outil », nous demandons donc, indicateur par indicateur : cette donnée existe-t-elle, qui la produit, et cette personne a-t-elle une raison de bien la produire ? Quand la réponse est négative, le poste est d'abord un poste d'influence sur d'autres directions, ce qui suppose un mandat explicite et quelqu'un qui sait tenir une réunion autant qu'une requête. Ce profil diffère de celui que décrit l'annonce, et nous la reprenons en conséquence.

  • On installe le nouvel outil et l'ancien reste allumé

    Le tableau de bord est livré, il est juste, et le comité continue de tourner sur le fichier du contrôleur, celui qui contient des retraitements que seul son auteur connaît. Tant que les deux coexistent, c'est l'ancien qui gagne : il est familier, il est défendu par quelqu'un dont la valeur perçue en dépend, et il donne un chiffre légèrement différent, ce qui suffit à discréditer le nouveau. Avec le temps, la conclusion tirée est que le recrutement a été inutile. La décision manquante relève de la direction : nous demandons, avant même de recruter, quels reportings s'arrêteront, à quelle date, et sous la signature de qui. Demander à l'auteur du fichier historique de valider son remplaçant crée par ailleurs un conflit : soit il est associé et reçoit un rôle dans la suite, soit cette validation est confiée à un autre. Nous faisons lever cette ambiguïté avant l'arrivée, parce que la trancher dépasse les moyens du nouveau titulaire.

  • L'existant reste à compter, et il consomme le poste

    On recrute sur une liste de tableaux de bord à construire. On oublie toujours de compter ceux qui existent et qu'il faudra maintenir : un champ qui change dans l'ERP, une entité qui entre dans le périmètre, une montée de version, et chaque objet déjà livré redemande du temps. Le titulaire découvre qu'une partie de sa semaine est prise avant même sa première construction, et l'entreprise, qui vient de recruter, refusera le poste suivant. La plupart des outils de restitution enregistrent qui ouvre quoi et à quelle fréquence : nous demandons ce relevé avant d'écrire le brief. S'il révèle de nombreux objets à l'abandon, un tri s'impose avant tout recrutement, et il revient à ceux qui ont l'historique pour trancher, plutôt qu'au futur titulaire. S'il révèle un stock réellement utilisé, nous dimensionnons le poste avec vous en conséquence : la maintenance est une charge permanente, plutôt qu'une variable d'ajustement.

  • Le premier chiffre faux est irréversible

    Une direction qui a pris une fois un mauvais chiffre dans un tableau de bord s'en détourne : elle rouvre son fichier et s'y installe pour de bon. La confiance dans cette fonction est asymétrique : elle se construit sur des mois et se perd en une réunion. Or la première personne recrutée sur ce périmètre travaille seule : elle est l'unique relectrice de ses modèles, et la seule en mesure de dire qu'un total est impossible. Cela change ce que nous évaluons. Plutôt que de vérifier qu'un candidat sait produire, nous lui demandons quels contrôles il installe dans ses propres traitements, comment il détecte qu'une source a cessé d'arriver, et ce qu'il a changé après avoir publié un chiffre faux. Un chiffre faux publié fait partie du parcours de quiconque a assez livré. Nous convenons aussi avec vous, au cadrage, que les premières publications seront rapprochées d'une source déjà admise dans l'entreprise (la comptabilité, le plus souvent) avant d'être présentées en comité.

  • L'environnement technique fait partie de la rémunération, et l'entreprise l'oublie dans son calcul

    Sur cette fonction, le candidat achète un salaire, et plus encore ce qu'il aura pratiqué dans trois ans, parce que c'est cela qui décidera de ce qu'il vaudra ensuite. Un socle vieillissant, un outil de restitution disparu des offres, un entrepôt tombé dans l'oubli : tout cela a un coût invisible pour l'entreprise, que le candidat chiffre en silence. S'y ajoute une erreur de référentiel. Une direction financière qui recrute son premier profil data raisonne sur le marché qu'elle connaît, quand le candidat compare avec une ESN, un éditeur, une entreprise dont le produit est numérique. Deux réponses tiennent, et nous en arrêtons une avec vous avant de sourcer : payer l'écart que crée votre socle, ou faire de sa refonte le contenu même du poste. La seconde est la plus efficace, à condition d'être vraie, datée et financée.

Avant de chercher

Ce que nous cadrons avec vous.

Le brief conditionne tout le reste. Un cadrage approximatif se paie en candidatures hors sujet et en semaines perdues. Si votre fiche de poste est déjà écrite, le diagnostic de recrutement la relit et la situe face au marché et à nos grilles.

  • Les décisions qui attendent le chiffre

    Trois ou quatre décisions réelles, prises aujourd'hui trop tard ou à l'estime, que ce poste doit éclairer, avec l'instance où elles se prennent et la personne qui les prend. C'est ce qui transforme une liste d'outils en un mandat, et ce qui permettra, dans un an, de dire si le recrutement a servi.

  • La chaîne d'accès, source par source

    Pour chaque système cité dans le brief : qui détient l'accès, ce que le contrat de l'éditeur autorise, et le délai réel d'obtention. Nous le qualifions avant de sourcer, parce que c'est la première question des bons candidats et le premier poste de temps perdu après l'arrivée.

  • Le niveau de service sur ce qui tourne

    À quelle heure la donnée doit être prête, ce qui se passe lorsqu'une chaîne casse un matin de comité, et qui est appelé. Répondre d'une production quotidienne et produire à la demande sont deux responsabilités distinctes : cela change le profil à chercher, la fourchette, et ce que le candidat vérifiera avant d'accepter.

  • Ce qui s'éteint, et qui le signe

    La liste des reportings existants appelés à disparaître, avec une date et un nom en face de chacun. Un cadrage privé de cette liste ajoute un doublon à l'existant, et le reporting historique conserve ses lecteurs.

Lecture de marché

Ce que dit le marché aujourd'hui.

Fourchettes issues de notre baromètre des salaires, en brut annuel, pour la France.

Cette fonction se recrute sur deux marchés à la fois, et c'est la principale difficulté de ces recherches. Le même intitulé existe dans des directions financières, dans des DSI, dans des ESN, chez des éditeurs et dans des entreprises dont le produit lui-même est numérique. Ces employeurs diffèrent par la grille, le rythme de décision et les arguments. Une entreprise qui aborde ce recrutement avec les réflexes d'une embauche de fonction support arrive systématiquement en retard.

Les fourchettes de notre baromètre s'établissent à 35-45 k€ pour un BI Analyst junior, 45-60 k€ pour un confirmé, 60-85 k€ pour un senior BI ou Big Data, et 85-110 k€ et au-delà pour un lead. À l'intérieur d'un même niveau, ce qui sépare deux candidats est presque toujours la responsabilité de ce qui tourne en production : construire un modèle à la demande et répondre d'une chaîne qui doit avoir livré avant l'ouverture des bureaux sont deux engagements distincts, et le second se paie.

Le vocabulaire du métier bouge vite. Des intitulés récents, analytics engineer au premier chef, recouvrent une partie de ce que faisait hier un BI Developer, et les candidats mettent leur profil à jour bien plus vite que les entreprises leurs annonces. Une recherche filtrée sur l'intitulé d'il y a quelques années passe à côté d'une part du vivier, à l'insu de tous.

C'est aussi l'une des rares fonctions de cette famille où le travail à distance est courant et attendu : votre vivier dépasse votre bassin d'emploi, et la concurrence pour les candidats qui s'y trouvent aussi. Une organisation entièrement sur site reste défendable, à condition d'être annoncée tôt plutôt qu'au moment de l'offre.

Enfin, le recours au freelance est structurellement élevé ici : construction d'un socle, migration d'un outil de restitution, rattrapage d'un retard de production. Beaucoup de profils expérimentés alternent missions indépendantes et postes salariés, et sont disponibles entre deux projets plutôt qu'en recherche active, ce qui change la façon de les approcher.

  • BI Analyst Junior (0-2 ans)35-45 k€
  • BI Analyst Confirmé (2-5 ans)45-60 k€
  • BI Analyst Senior (5-8 ans)60-75 k€
  • Lead BI / Responsable BI (8+ ans)75-95 k€+

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Questions fréquentes

Ce que les dirigeants nous demandent.

Combien de temps pour recruter un BI Analyst ?
Nous présentons les premiers profils qualifiés sous 10 jours ouvrés en CDI et sous 48 heures en management de transition. Sur cette fonction, le délai total tient rarement au sourcing : il tient au cadrage. Tant que la direction cliente reste à nommer, chaque interlocuteur fait passer les entretiens sur un poste différent, et les débriefs deviennent incomparables. Les candidats confirmés mènent en outre plusieurs processus en parallèle : un intervalle trop long entre deux entretiens suffit à en perdre un.
BI Analyst, Analytics Engineer ou Data Engineer : lequel recruter ?
Cela se décide selon l'endroit où le blocage se situe, plutôt que selon la taille de l'entreprise. Si les données arrivent mais que leur sens fait débat, votre besoin est côté analyse et modélisation. Si elles arrivent en retard, incomplètes, ou cassent dès qu'une source change, votre besoin est côté ingénierie, et un excellent analyste y sera impuissant. Beaucoup d'entreprises ouvrent l'un des deux postes en décrivant l'autre dans l'annonce, puis concluent que le marché est vide.
Faut-il un profil dédié à la finance ou un poste mutualisé pour toute l'entreprise ?
Un poste mutualisé tient seulement si quelqu'un arbitre les demandes ; à défaut, c'est la direction la plus insistante qui obtient la priorité, et le pilotage financier passe après. Un profil dédié à la finance raccourcit la boucle et gagne vite la connaissance de vos règles de gestion, au prix d'un périmètre plus étroit, ce qui suppose de savoir ce que vous lui proposez ensuite. Le choix se fait donc sur votre capacité à prioriser, plutôt que sur le nombre de directions à servir.
Notre environnement technique est ancien : est-ce rédhibitoire ?
Il reste recevable, et il a un prix, que nous posons avec vous dès le cadrage. Une partie des candidats arbitre sur ce qu'ils auront pratiqué dans trois ans ; un socle daté écarte donc une frange du vivier, sauf si le poste porte précisément sa refonte, auquel cas il devient attractif. Présenter comme modernisé un environnement qui attend encore sa modernisation échoue à coup sûr : cela se découvre en entretien ou, pire, après l'arrivée.
Un prestataire peut-il suffire ?
Une ESN construit très bien, souvent plus vite qu'un recrutement. Ce qu'elle emporte en partant, c'est l'arbitrage des définitions et la mémoire de la raison pour laquelle une règle existe, deux choses que vous devrez défendre en comité longtemps après la fin de la prestation. Combiner les deux est tout à fait légitime : une mission en management de transition pour construire ou rattraper, un recrutement mené en parallèle pour ce qui doit rester, c'est-à-dire ce dont l'entreprise répondra elle-même.
Combien coûte le recrutement d'un BI Analyst ou d'un Big Data Engineer ?
Nous facturons au succès, et au succès seulement : nos honoraires sont dus à l'acceptation de l'offre par le candidat. Si le candidat renonce finalement au poste, les honoraires versés sont intégralement remboursés.
Recrutez-vous en région et sur des postes à distance ?
Oui, sur toute la France. Le siège est à Paris et une part importante des mandats est francilienne, mais c'est une fonction où le travail à distance élargit réellement le vivier, y compris pour des entreprises situées hors des grands bassins. Nous cadrons le rythme de présence dès le brief : sur cette fonction, c'est un motif de refus au moins aussi fréquent que la rémunération.

À propos de l'auteur

Warren Elbaz

Warren ElbazLinkedIn

Co-fondateur d'Entourage Recrutement

Après près de douze ans passés sur les fonctions financières, Warren a co-fondé Entourage Recrutement. Il conduit aujourd'hui les recrutements en CDI et la chasse de têtes sur les postes critiques, du contrôle de gestion à la direction financière, ainsi que le management de transition Finance.

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