Aperçu
Le Chief of Staff n’est pas un poste standardisé. McKinsey rappelle que son périmètre peut aller d’un rôle très orienté gouvernance et préparation du dirigeant à une fonction beaucoup plus stratégique, transverse et décisionnelle. Egon Zehnder regroupe d’ailleurs le rôle autour de trois blocs récurrents : préparation du CEO et de l’executive committee, projets stratégiques transverses, et pilotage de business operations. La bonne question n’est donc pas « faut-il un CoS ? » mais « quel goulot d’étranglement du dirigeant faut-il enlever ? » [1]
Le contexte de l’entreprise change tout. McKinsey montre que les chiefs of staff des grandes organisations sont plus souvent recrutés en interne et plus seniors ; dans les entreprises de 50 000 salariés ou plus, 80 % des CoS sont des recrutements internes. À l’inverse, les contextes start-up et scale-up privilégient davantage la vitesse, la polyvalence, la construction de systèmes simples et l’exécution transversale. Le même intitulé recouvre donc des réalités très différentes selon la maturité de l’entreprise. [2]
